Voir l'axe · Le but de la philosophie

ObjectionAttaque la position

La science a pris le relais

La philosophie voulait comprendre le monde ; les sciences s'en chargent désormais, domaine après domaine, et il ne lui reste que ce qu'aucune méthode n'a encore conquis.

Objecte à

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  1. La philosophie fut d'abord le savoir total : la nature, l'âme, la cité relevaient d'elle. Or chaque fois qu'une de ses questions a trouvé une méthode d'enquête empirique, elle est devenue une science et a quitté son giron : la physique au XVIIe siècle, puis la chimie, la biologie, la psychologie, la sociologie.
  2. Le mouvement se poursuit sous nos yeux : l'esprit, que la métaphysique interrogeait, passe aux neurosciences et aux sciences cognitives ; la nature humaine, à l'anthropologie et à la biologie de l'évolution ; la morale elle-même devient objet d'enquête empirique. Les « grandes questions » se découpent en problèmes que des laboratoires instruisent.
  3. Ce qui demeure à la philosophie, ce sont les questions qui n'ont pas encore de méthode, ou n'en auront jamais : moins un domaine qu'un reste. La philosophie est morte, tranche un physicien contemporain ; la formule est polémique, mais le constat qu'elle appuie est simple : elle n'aurait pas suivi les développements de la science moderne, et sur la connaissance du monde, le flambeau a changé de mains.

Donc Donc, pour l'explication du monde, qui veut comprendre fait de la science, ou la lit : l'histoire de la philosophie de la connaissance serait celle d'un long dessaisissement, et s'y accrocher, ce serait confondre une discipline avec son passé.

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