L'argument de l'âme
Ce qui pense en nous n'est pas un simple corps, et peut lui survivre.
Soutient
Platon ·
- Ce qui pense, juge et aime ne se confond pas avec un organe : la pensée n'a ni poids ni couleur, et elle saisit des vérités qui ne vieillissent pas, comme l'égalité du triangle ou la justice.
- Or ce qui est simple, sans parties, ne peut se défaire comme se défait un corps composé : la fin de l'âme ne se conçoit pas sur le modèle de la décomposition matérielle.
- S'ajoute une exigence morale : il est difficile d'admettre que le juste broyé et le bourreau prospère aient pour destin commun le même pur néant.
Donc Donc il est rationnel d'espérer que la mort ne soit pas l'anéantissement de la personne, mais un passage.
À quel point ce raisonnement vous convainc-t-il ?
Pas du tout
Tout à fait
Approfondissements
Le postulat kantien de l'immortalité
- ne prétend pas prouver l'âme : il en fait un postulat de la raison pratique. La loi morale m'ordonne une perfection que nulle vie finie ne peut atteindre.
- Pour que cette exigence ne soit pas vaine, il faut postuler un progrès sans terme, donc une durée de la personne au-delà de la mort : non un savoir, mais une espérance que la morale rend raisonnable.
À quel point ce raisonnement vous convainc-t-il ?
Pas du tout
Tout à fait
Mise à l'épreuve
Objection
Problème