L'objection de l'identité
Même si quelque chose survit, rien ne garantit que ce soit encore moi.
Objecte à
Locke, Paul Ricœur
- Admettons qu'une part de nous échappe à la mort. Encore faut-il que cette part soit moi, et non un résidu impersonnel : une survie qui ne serait celle de personne ne consolerait de rien.
- Or ce qui fait que je suis moi, qu'on le cherche dans un corps, dans la continuité d'une mémoire ou dans le récit d'une vie, tient à cette vie même, à ses attaches et à son histoire. Qu'on retranche tout cela, et l'on peine à dire en quoi ce qui demeure serait encore la même personne.
- L'espérance se trouve alors prise en tenaille : ou bien ce qui survit me ressemble assez pour être moi, et il y faudrait presque un corps et une mémoire ; ou bien c'est une pure âme, et l'on a du mal à y reconnaître quelqu'un.
Donc Donc l'immortalité, à supposer qu'elle ait lieu, pourrait sauver quelque chose en perdant précisément la personne : ce qui survivrait ne serait peut-être plus mon .
Approfondissements
Mémoire et récit
- lie l'identité non à une substance, mais à la continuité de la conscience et du souvenir : je suis le même que celui dont je me rappelle les actes.
- y ajoute le récit : une personne est l'histoire qu'elle se raconte et que les autres racontent d'elle. Dans les deux cas, la survie d'une âme sans mémoire ni histoire ne serait celle de personne en particulier.
Résolutions possibles de l'objection
Conteste
Problème