Courants

Humanisme de la Renaissance

Revenir aux textes anciens pour réapprendre à vivre, et préférer la sagesse qui forme un homme au savoir voué à la dispute.

v. 1341 – v. 1592

PétrarquePic de la MirandoleÉrasme

Mouvement né en Italie au XIVe siècle autour de , qui fait des (grammaire, rhétorique, histoire, poésie, philosophie morale) la base d'une nouvelle culture. Les humanistes recherchent les textes antiques, les éditent et les traduisent : leur méthode est le retour aux sources, ad fontes. Ils critiquent souvent la , la philosophie des universités médiévales, dont ils raillent le latin et les subtilités, mais certains la combinent avec leurs lectures, comme . À Florence, l' des chanceliers, de à , fait de l'étude des Anciens une école de la vie politique ; un autre courant, celui de , plus contemplatif, y mêle le , et les deux se croisent dans les mêmes cercles. en fait au Nord une , piété fondée sur l'Évangile relu dans ses sources plutôt que sur la théologie des écoles. en recueille l'héritage sur un mode sceptique. L'unité du mouvement tient à des pratiques partagées de lecture et d'interprétation des textes plus qu'à une doctrine : Pic exalte la quand Montaigne rabat sa présomption. Les dates retenues (1341, couronnement de Pétrarque ; 1592, mort de Montaigne) sont des repères.

3 / 80 axescouverture 4%
Voir les 10 citations
Rapport au vraiRapport à soiLibre arbitreSe transformer soi-mêmeMémoire-transmission3SUR 80 AXES4% couvert
rayon ∝ engagement○ bord = non couvert
Rapport au vraiCe que l'on peut connaître1/1 positionnés
Majeur
10
15
75
0
Justification

La philosophie vaut par ce qu'elle fait de celui qui la pratique. l'affirme contre les dialecticiens : mieux vaut vouloir le bien que connaître le vrai. et prolongent cette primauté de la philosophie morale sur la spéculation. Les humanistes civiques de Florence, de Salutati à Bruni, défendent en outre la vie active au service de la cité : former le citoyen par les lettres, c'est servir la république, ce qui donne une part plus modeste à la transformation du monde.

Pétrarque, De mon ignorance et de celle de beaucoup d'autres (1367) · Bruni, Dialogues à Pier Paolo Vergerio (vers 1401-1406) · Montaigne, Essais, I, 26

Rapport à soiQui je suis, comment vivre2/2 positionnés
2 de plus
inférableMajeur
0
15
85
Justification

Pour les humanistes, l'avenir se construit par la mémoire. juge son temps barbare et cherche dans et des interlocuteurs vivants, auxquels il adresse des lettres. Restaurer le texte exact des Anciens, selon la méthode ad fontes, c'est restaurer une manière de vivre.

Pétrarque, Lettres familières, XXIV, 3-4 (lettres à Cicéron et à Sénèque) · Érasme, Antibarbari (1520)

inférable
−0.6
Compatibilisme
Justification

fait parler Dieu à Adam : l'homme n'a pas de place fixe, il se donne la forme qu'il choisit, à l'intérieur d'un ordre créé. défend contre un qui coopère avec la grâce, laquelle reste indispensable au salut, et Luther lui répond par le serf arbitre (1524-1525). La position vaut pour Pic et Érasme ; reste en retrait de cette exaltation.

Pic de la Mirandole, De la dignité de l'homme (1486) · Érasme, Du libre arbitre (1524)

Rapport aux autresCe que nous nous devons0/0 positionnés
— aucune position enregistrée
Rapport au mondeCe qu'il y a0/0 positionnés
— aucune position enregistrée

↑ Influences reçues

  • RéinterprèteNéoplatonismeÀ Florence, Ficin traduit Platon puis Plotin (1492) et en tire une théologie platonicienne de l'âme ; Pic de la Mirandole y puise l'idée d'une concorde de toutes les sagesses.Lire
  • Réagit contreScolastiqueLes humanistes reprochent à la scolastique son latin barbare et des subtilités qui ne rendent personne meilleur.Lire