L'argument de la confiance
Le mensonge, même bienveillant, détruit ce qui rend la parole possible.
Soutient
- Quand je parle, je demande tacitement à autrui de me croire ; toute communication repose sur cette présomption de sincérité.
- Mentir, c'est exploiter cette confiance pour conduire l'autre là où il n'irait pas s'il savait : je le traite alors en au service de mes fins.
- Qu'une seule exception soit admise, et chacun se met à redouter le mensonge dit « pour son bien » : la présomption de sincérité s'effrite, et avec elle le lien que la parole tisse.
Donc Le devoir de véracité est donc sans exception, car il protège non pas une règle abstraite, mais la confiance même dont vivent nos relations.
À quel point ce raisonnement vous convainc-t-il ?
Pas du tout
Tout à fait
Approfondissements
Et un mensonge, juste cette fois ?
- Si chacun se permettait de mentir dès que cela l'arrange, ou même « pour le bien », plus personne ne croirait personne.
- Le mensonge se ruine donc lui-même dès qu'on en fait une règle : c'est pourquoi y voit une faute qu'aucune fin, si bonne soit-elle, ne rachète.
À quel point ce raisonnement vous convainc-t-il ?
Pas du tout
Tout à fait
Mise à l'épreuve