Le mensonge qui infantilise
Mentir « pour le bien » d'autrui, c'est décider à sa place de ce qu'il peut supporter.
Objecte à
- Le mensonge bienveillant suppose que je sais, mieux que l'autre, ce qui est bon pour lui : je le juge trop fragile pour la vérité.
- C'est lui refuser le respect dû à un être capable de raison, et le traiter en enfant qu'on ménage plutôt qu'en adulte qu'on informe.
- Souvent, du reste, le mensonge épargne d'abord celui qui le dit : il s'évite une conversation difficile et nomme cela de la bonté.
Donc Sous couvert de le protéger, le mensonge bienveillant retire à autrui ce à quoi il a droit : la vérité, et la liberté d'en juger.
Résolutions possibles de l'objection