Le droit à la vérité
On ne doit la vérité qu'à celui qui a le droit de l'entendre.
Soutient
- Dire la vérité est un devoir, mais un devoir envers autrui : il suppose, chez celui qui la reçoit, un droit correspondant à la connaître.
- Or nul n'a droit à une vérité dont il se servirait pour nuire : celui qui vous demande où se cache sa proie n'a aucun titre à votre franchise.
- Quand la vérité ne servirait qu'à blesser un innocent ou à armer une injustice, mentir pour le protéger honore l'esprit de la sincérité mieux que sa lettre.
Donc Mentir peut donc être juste lorsque la vérité, due à personne en pareil cas, ne ferait qu'un tort sans contrepartie.
À quel point ce raisonnement vous convainc-t-il ?
Pas du tout
Tout à fait
Approfondissements
D'où vient l'idée d'un « droit à la vérité » ?
- Benjamin Constant objectait à Kant qu'un devoir de vérité sans la moindre exception rendrait toute vie commune impossible : faudrait-il livrer un ami traqué à son poursuivant ?
- Kant lui répondit qu'aucune exception n'était tolérable, sous peine de ruiner le principe lui-même. C'est de cette controverse que vient la formule du droit à la vérité.
À quel point ce raisonnement vous convainc-t-il ?
Pas du tout
Tout à fait
Mise à l'épreuve