Comprendre plutôt que blâmer
Ne pas railler, ne pas déplorer, ne pas maudire, mais comprendre.
tenait que rien n'arrive sans cause, et que comprendre les causes d'un acte desserre l'emprise de la colère ou de la rancune qu'il inspire. Tenir cette posture, c'est, devant un tort, remplacer le « à qui la faute ? » par le « qu'est-ce qui a rendu cela possible ? » : l'indignation et la culpabilité, qui supposent qu'on aurait pu faire autrement, perdent de leur force, et l'on décide de la suite à tête reposée.
Comprendre n'est ni excuser ni se résigner : on peut saisir la cause d'un tort et s'y opposer fermement. Gardez-vous aussi du fatalisme, « tout est déterminé, donc je ne fais rien » : votre réflexion et vos efforts comptent eux-mêmes parmi les causes de ce qui suivra.
- Liberté de la volonté · Déterminisme dur
Source: Spinoza