Rick Deckard
Le policier chargé de distinguer les humains des êtres qu'il doit abattre.
film · 1982
Ancien blade runner, Deckard est contraint par son ancien chef de reprendre du service pour traquer quatre réplicants revenus sur Terre. Il fait son travail sans état d'âme apparent : pour lui, les réplicants sont des machines comme les autres. Le film le suit d'enquête en enquête, et c'est par ce qu'il fait, plus que par ce qu'il dit, qu'on le voit perdre la certitude de savoir où passe la frontière.
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Justification
Avant de faire passer le test à Rachael, Deckard explique que les réplicants sont des machines comme les autres : utiles ou dangereux, et dans le premier cas, ce n'est pas son affaire. Ses propos réduisent les réplicants à leur fonction : ce n'est pas une théorie de l'essence, mais c'est la logique de son métier, qui place ce qu'on est dans ce pour quoi on a été fait, du côté de l'. Ses idées sur les réplicants, il ne les formule plus ; sa position se lit dans ses gestes, ce qui justifie qu'elle reste modérée.
La conversation avec Rachael chez Tyrell, avant le test · La dernière scène, la licorne et le départ (Final Cut)
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Justification
Au départ, Deckard tue sur ordre des êtres qui ont peur et qui souffrent, sans se demander ce qu'il leur doit : seuls les humains comptent, en pratique, dans son métier. Ses actes le font glisser vers le , sans l'atteindre : son égard va d'abord à une réplicante particulière et à celui qui l'a épargné, non à tout être capable de souffrir. Ses propos du début, inférés ici plutôt qu'énoncés comme un principe, le plaçaient du côté opposé.
La poursuite de Zhora · Le toit · La dernière scène
Justification
Deckard exerce la violence comme un outil de l'ordre public : il abat ceux que l'administration lui désigne, et le mot « retirer » sert à ne pas dire « tuer ». C'est la , avec une part de justification défensive : les fugitifs ont tué, et ils l'attaquent.
Le briefing chez Bryant · La poursuite de Zhora