Personnages

Dexter Morgan

Le tueur en série qui suit une morale de tueur reçue de son père : ne jamais se faire prendre, et ne tuer que des meurtriers.

série · 2006

Expert en analyse des traces de sang pour la police de Miami, Dexter tue la nuit. Il dit ne rien ressentir et imite les émotions des autres pour passer inaperçu. Son père adoptif, un policier, a vu très tôt son besoin de tuer et l'a encadré par un code : ne jamais se faire prendre, et ne tuer que des meurtriers dont la culpabilité est prouvée. Dexter parle de ce besoin comme d'un « Passager noir » qui conduirait à sa place, mais il prépare chaque meurtre avec un soin qui dément cette image.

7 / 80 axescouverture 9%
Rapport à soiRapport aux autresRapport au mondeLe primat du sentimentEssentialismeRétributivismeDéterminisme durRendre à chacun son dû7SUR 80 AXES9% couvert
rayon ∝ engagement○ bord = non couvert
Rapport au vraiCe que l'on peut connaître0/0 positionnés
— aucune position enregistrée
Rapport à soiQui je suis, comment vivre2/2 positionnés
2 de plus
inférableMajeur
+0.7
Compatibilisme
Justification

Dexter se dit poussé : son besoin de tuer est un « Passager noir » qui prend le volant, et il ne pourrait pas s'en défaire. Ses propos le placent du côté du . Ses actes disent autre chose : il enquête des semaines sur ses cibles, attend la preuve, renonce quand elle manque, choisit le moment et le lieu. Il ne choisit pas d'avoir ce besoin, mais il gouverne ce qu'il en fait, ce qui le rapproche du .

La voix off et le « Passager noir », dès la saison 1 · Les préparatifs de chaque meurtre (repérages, preuves, salle de mise à mort) · Saison 7, Hannah McKay

inférable
−0.7
Justification

Dexter se dit « monstre » et parle de son besoin comme d'une nature qu'il n'a pas choisie et qu'il ne changera pas : ses propos sont ceux de l'. On peut y lire ce que appelle : se figer dans une identité toute faite, que le « Passager » incarne, pour ne pas répondre de ce qu'on fait. Ses actes ne permettent pas de lui prêter une autre position sur cet axe : seuls ses propos sont retenus ici.

La voix off, saisons 1 à 6

Rapport aux autresCe que nous nous devons4/4 positionnés
4 de plus
inférableMajeur
85
0
15
Justification

Envers ses victimes, Dexter s'en tient au : le code exige la preuve de leur culpabilité, et avant de les tuer il leur met sous les yeux les photos de leurs propres victimes. Un bourreau persuadé que nul n'est responsable n'aurait pas besoin de ce rituel. Cette exigence contraste avec la façon dont il parle de lui-même, poussé par une cause qu'il n'a pas choisie : il invoque la cause pour lui-même et le mérite pour les autres.

Le rituel des photos sur la table de mise à mort · Saison 8, dernier épisode

inférable
70
30
0
0
Justification

Le code a la forme de règles, mais leur justification est un bilan : ceux que Dexter tue ont tué et tueraient encore, il débarrasse la ville de prédateurs que la justice laisse filer. Ce guide le choix de ses cibles, mais il sert aussi à couvrir un besoin qui le précède. Certaines règles valent pour lui comme des interdits : il s'interdit de tuer un innocent et s'arrête quand la preuve manque, même s'il lui arrive de se tromper. La première règle du code, ne jamais se faire prendre, relève de la prudence plus que de la morale.

Les règles du code, transmises par Harry (flashbacks) · Saison 1, épisode 1

inférable
100
0
0
0
Justification

Ce que Dexter inflige ressemble à une peine de mort sans tribunal. Le rituel, la confrontation avec les photos des victimes, la preuve exigée, en font une : le coupable paie pour ce qu'il a fait. S'y ajoute un motif préventif, ces hommes tueraient encore, mais ce n'est pas de la dissuasion : ses meurtres sont secrets et n'avertissent personne. C'est une neutralisation définitive, que les pôles de cet axe ne nomment pas. Aucune place n'est laissée à l'amendement du coupable.

La table de mise à mort et le film plastique

inférable
−0.7
Justification

Dexter tient à la lettre du code de Harry comme à la seule chose qui le retienne : il en cite les règles et s'y réfère quand il hésite. Ce porte sur une loi privée, contre la loi commune.

Saison 4, Jonathan Farrow · Saison 5, épisode 1

Rapport au mondeCe qu'il y a1/1 positionnés
1 de plus
inférable
+0.3
Éduquer ses émotions
Justification

Dexter se décrit comme un homme sans émotions, qui les imite pour se fondre parmi les autres. Ce n'est pas une thèse sur la raison, et seuls ses actes sont retenus ici : ils montrent des attachements qui lui font voir ce qui compte. Il fait passer sa sœur et son fils avant ses propres règles, et ces attachements orientent de plus en plus ses choix, du côté du .

La voix off sur les émotions qu'il imite · Saison 1, dernier épisode