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ExerciceInspirée de Sartre

Débusquer la mauvaise foi

tenait que nous sommes « condamnés à être libres » : à chaque instant nos choix nous appartiennent, même quand nous prétendons le contraire. Cette fuite, il l'appelait , le mensonge par lequel on se traite en chose pour décliner sa part. Cet exercice apprend à repérer ces dérobades et à reprendre ses décisions à son compte, plutôt que de se réfugier derrière « je n'avais pas le choix ».

  1. Au fil de la journée, notez les phrases par lesquelles vous déclinez un choix : « je n'avais pas le choix », « je suis comme ça », « c'est plus fort que moi », « on m'y a forcé ».
  2. Reprenez-en une et regardez-la en face : derrière la formule, qu'avez-vous réellement choisi, ne serait-ce que de ne rien décider ou de laisser faire ?
  3. Nommez ce que la formule vous épargnait : un effort, un conflit, le poids d'assumer la suite.
  4. Distinguez ce qui dépendait de vous de ce que la situation imposait vraiment : assumer sa liberté, ce n'est pas s'attribuer ce qu'on ne maîtrisait pas.
  5. Reformulez la décision à la première personne, comme votre acte, « j'ai choisi de… », et tenez-en les conséquences.

chaque soir quelques minutes, ou sur le moment dès que la formule vous échappe

Assumer sa liberté n'est pas se charger de tout ni se culpabiliser sans fin : on choisit toujours dans une situation que l'on n'a pas choisie. Le but est de reconnaître sa part, ce que Sartre nomme l', non de s'en écraser ni de nier les contraintes réelles.

Met en œuvre

Source: Sartre