Courants

Philosophie féministe

Demander à la philosophie ce que ses concepts doivent à l'exclusion des femmes, et ce qu'ils deviennent quand on la défait.

1792 – …

WollstonecraftButler

Ensemble de philosophies qui font de la condition des femmes et du genre un objet et un instrument de critique. Elles ont des devancières (Christine de Pizan, ) ; on retient ici comme repère la (1792), où retourne contre les principes des . (1949) de compte parmi ses œuvres majeures. À partir des années 1970, le champ se diversifie : , féminismes matérialistes (Christine Delphy) et noirs (bell hooks), éthique du issue de , théorie de la du genre chez . Les désaccords portent sur l'égalité, sur la place du corps et sur la différence des sexes, que pense comme une différence à faire exister plutôt qu'à effacer : le courant est un champ de controverses plus qu'une doctrine.

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Rapport au vraiRapport aux autresConstruction socialeTransformer le monde2SUR 80 AXES3% couvert
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Rapport au vraiCe que l'on peut connaître1/1 positionnés
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Justification

La philosophie féministe est critique au sens fort : en montrant qu'une hiérarchie se fait passer pour naturelle, elle travaille déjà à la défaire. part de la question de ce qu'est une femme pour décrire comment l'homme s'est posé comme le sujet et l'absolu, et la femme comme l'. Les en tirent une thèse sur le savoir : un point de vue critique, élaboré à partir d'une position dominée, peut voir ce que la position dominante masque ; occuper cette position ne suffit pas à le conférer. La part de clarification conceptuelle (sur le sexe, le genre, l'égalité) est réelle, mais elle sert ce projet critique.

Beauvoir, Le Deuxième Sexe (1949), introduction · Harding, Whose Science? Whose Knowledge? (1991)

Rapport à soiQui je suis, comment vivre0/0 positionnés
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Rapport aux autresCe que nous nous devons1/1 positionnés
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Justification

L'argument remonte à : sans nier les différences du corps, elle conteste qu'on tienne pour naturels des traits que l'éducation a produits. montre que la femme a été constituée comme l' de l'homme, sans que la biologie ni la psychologie ne l'imposent. , pour sa part, soutient que le genre n'exprime aucune : il se produit dans la répétition d'actes réglés par des normes, qui ne sont pas choisis librement. Les féminismes matérialistes et noirs insistent sur la réalité sociale de ces catégories, qui structurent des rapports de domination, d'où la part de réalisme social ; pense la différence sexuelle comme une différence ontologique plutôt que comme une simple .

On ne naît pas femme : on le devient. Aucun destin biologique, psychique, économique ne définit la figure que revêt au sein de la société la femelle humaine.Le Deuxième Sexe, t. II

Wollstonecraft, Défense des droits de la femme (1792), ch. II · Beauvoir, Le Deuxième Sexe (1949), t. II, 1re partie · Butler, Trouble dans le genre (1990) · Irigaray, Speculum de l'autre femme (1974) · bell hooks, Ne suis-je pas une femme ? (1981)

Rapport au mondeCe qu'il y a0/0 positionnés
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