Libéralisme
L' et ses libertés d'abord : le pouvoir n'est légitime que limité, fondé sur le consentement et borné par des droits.
1689 – …
Tradition politique née avec et la révolution anglaise, qui place l'individu, ses et ses droits au principe de l'ordre politique. Contre l'absolutisme, elle tient que le pouvoir procède du consentement des gouvernés, qu'il doit rester limité et rendre des comptes, et qu'une sphère de la vie privée échappe de droit à l'État. en donne la charte avec le principe de non-nuisance ; et la pensent comme liberté des modernes et liberté négative ; la refonde au XXe siècle en conciliant libertés fondamentales et justice sociale. Famille plurielle, du libéralisme économique de au libéralisme social, elle partage le refus de sacrifier l'individu au tout.
Les institutions sont au service de l' et de ses fins, non l'inverse : nul ne peut être sacrifié au tout social.
Être libre, c'est d'abord n'être pas entravé : la loi doit protéger la , non la restreindre.
Justification
Le libéralisme part de l', non du tout social : les institutions se pensent à partir des personnes, de leurs choix et de leurs droits, non l'inverse. La société n'est pas un organisme qui préexisterait à ses membres et les subordonnerait à sa fin, mais une association au service de fins individuelles. De là le primat des droits de la personne sur les exigences de la collectivité.
Locke, Deux traités du gouvernement · Mill, De la liberté
Justification
La liberté que le libéralisme classique met au premier plan est d'abord : un espace où chacun agit à sa guise sans entrave, que la loi doit protéger plutôt que restreindre. l'oppose à la liberté des Anciens, en fait sa liberté négative, la borne par le seul principe de non-nuisance. Son aile sociale y ajoute les moyens réels de l'exercer, la , sans renoncer au primat de la non-interférence.
Constant, De la liberté des Anciens comparée à celle des Modernes (1819) · Berlin, Deux conceptions de la liberté (1958)
1 de plus
Justification
Toutes ses variantes s'accordent qu'il existe des droits qui limitent le pouvoir et qu'aucune majorité ne peut abolir à sa guise ; elles divergent sur leur fondement, ce qui étale le courant sur plusieurs voies : antérieurs à l'État chez , garanties justifiées par leur chez , termes d'une coopération équitable par la délibération chez . Le refus commun est celui du positivisme pur, pour qui il n'est de droit que ce que l'autorité décrète.
Locke, Deux traités du gouvernement · Rawls, Théorie de la justice (1971)