Philosophie analytique
Traiter les problèmes philosophiques comme des nœuds à : que disons-nous exactement, et qu'est-ce qui suit réellement de nos mots et de nos raisons ?
1900 – …
Née au tournant du XXe siècle de la révolte de et de contre l'idéalisme alors régnant, et armée par la logique nouvelle de , la philosophie analytique fait de l'analyse logique du langage et des concepts sa méthode, et de la clarté son idéal. À la construction de grands systèmes elle préfère l'examen patient d'arguments précis ; à sa pointe, elle tient bien des problèmes philosophiques pour des confusions de langage, à dissoudre plutôt qu'à résoudre. en illustre les deux âges : il rêve d'abord d'un langage aux contours logiques stricts, où l'on ne dirait que ce qui peut être clairement dit, avant de se tourner vers le langage de tous les jours, dont la variété des usages fait, selon lui, s'évanouir bien des problèmes philosophiques. Plus une tradition-méthode qu'une doctrine commune, elle rassemble des positions très diverses et domine depuis la philosophie de langue anglaise, de l'épistémologie à l'éthique.
La tâche de la philosophie n'est pas de bâtir des systèmes mais de : analyser le langage et les concepts, dissoudre les faux problèmes.
Justification
Ce qui unit la tradition analytique n'est pas une thèse sur le monde mais une idée de la tâche philosophique : . Philosopher, c'est analyser concepts et arguments, en éprouver les fondements et dénouer les confusions, souvent nichées dans une grammaire trompeuse. La clarté n'y est pas un préalable au travail : elle en est le but. De la logique de à l'attention au langage ordinaire du second , la méthode prime sur le système.
La philosophie est une lutte contre l'ensorcellement de notre entendement par les moyens de notre langage.Wittgenstein, Recherches philosophiques, § 109
Russell, « De la dénotation » (1905) · Wittgenstein, Recherches philosophiques